
FANON, le film de Jean-Claude Barny sort en salle le 2 avril 2025.
J’ai beaucoup beaucoup aimé.
Deux heures d’hommage à un homme exceptionnel : Frantz Fanon
Jean-Claude Barny, (Le gang des Antillais, Nèg Maron et Tropiques amers), signe ici un film fort et poignant, au cœur de la guerre d’Algérie.
Frantz Fanon, psychiatre martiniquais, est nommé en 1953 à l’hôpital de Blida. Ses méthodes novatrices s’opposent à une psychiatrie coloniale qui contrôle plutôt qu’elle ne soigne. Il comprend que la guérison individuelle passe par la libération collective. Alors, il s’engage aux côtés du FLN.
La mise en scène est remarquable, les images magnifiques. Le film nous plonge dans une Algérie sous tension, où la violence coloniale est partout.
L’engagement de Fanon est absolu. Ses décisions, son refus de collaborer avec les oppresseurs, prennent une ampleur saisissante.
À ses côtés, Josie Fanon. Son épouse, femme blanche, a été un soutien essentiel, dans l’ombre, jusqu’au bout.
Barny signe une œuvre nécessaire. Et si le film prend son temps, comment faire autrement ? Comment quitter un homme pareil ?
Il nous interpelle : pourquoi avons-nous oublié ses leçons ? Que faisons-nous, nous, peuples antillais et du Sud global, de cet héritage ?
FANON n’est pas qu’un film, c’est une invitation à la réflexion, au débat, à l’action. Une leçon d’histoire et de courage.
Il est temps d’y réfléchir, mais la première étape, c’est d’aller le voir !
Un film de Jean-Claude Barny